Jean Cocteau – Le déniaisement des genres

16 octobre 2026

Sous la direction de Danielle Chaperon, David Gullentops et Pierre-Marie Héron

Prix : 32 euros

« Si l’on découvre un jour ma grande spécialité, celle où j’étais seul au monde et incomparable, ce sera le déniaisement des genres », écrit Cocteau à la fin de sa vie (Poésie critique II, 1960). Déniaiser, pour lui, c’est redonner originalité, jeunesse à tout ce que l’habitude empêche de sentir dans sa fraîcheur de premier jet. C’est surprendre. C’est penser que « ce qui est grand ne peut avoir l’air grand, ce qui est neuf avoir l’air neuf, ce qui est naïf avoir l’air naïf ». C’est donc créer contre : contre ce qui tend à se figer en convention, en routine, en conformisme, en mode, y compris au sein des avant-gardes. Mais pas seulement. De cette logique de déniaisement se dégage en réalité un véritable programme esthétique, mis en oeuvre en pratiquant résolument les interférences entre les arts et l’intermédialité.

Contributions

Marie-Paule Berranger, Dominique Bert, Marion Brun, Danielle Chaperon, Gil Charbonnier, Claude Coste, Cyrielle Dodet, Sandrine Faraut Ruelle, Marika Genty, Mélissa Gignac, David Gullentops, Jacinthe Harbec, Pierre-Marie Héron, Stéphane Hirschi, Hiroyuki Kasai, David Martens, Christophe Meurée, Ivelise Perniola, Olivier Rauch, Émilien Sermier, Fanny Van Exaerde, Ann Van Sevenant, Susanne Winter.