Sous la direction de Hervé Breton, Jean-Michel Baudouin et Maria Passeggi Prix : 32 euros À l’occasion des 50 ans du paradigme des histoires de vie en formation, ce colloque propose d’historiciser et de caractériser les concepts et théories mobilisant le récit de soi dans les pratiques sociales, notamment la formation des adultes et la reconnaissance des savoirs expérientiels. Les perspectives narratives et biographiques sont analysées pour comprendre comment le récit de soi permet de formaliser, reconnaître et valider les savoirs issus de l’expérience, en particulier dans les situations de vulnérabilité et de santé. Le colloque examine les interactions entre pratiques narratives et modes d’existence des savoirs expérientiels, en interrogeant leurs effets et puissances. Il aborde les enjeux théoriques, méthodologiques, politiques et éthiques de cette approche interdisciplinaire. Les débats sont ouverts à l’ensemble des participants intéressés par ces questions. Sous la direction de Hervé Breton, Professeur en sciences de l’éducation et de la formation (Université de Tours, France), membre senior de l’Institut Universitaire de France (IUF). Jean-Michel Baudouin, Professeur Université de Genève, chercheur en sciences de l’éducation. Maria Passeggi, Professeure des universités. Chercheuse au Conseil national brésilien pour le développement scientifique et technologique (CNPq-MCTI).
par François Lespinasse Prix : 24 euros Albert Lebourg (1849-1928), peintre impressionniste quelque peu oublié de nos jours, est pourtant très présent sur les cimaises des musées et les murs des collectionneurs, qui reconnaissent son talent de paysagiste. En Normandie, en Algérie, en Auvergne ou en région parisienne, il fait preuve de sa maîtrise technique tout autant que de sa sensibilité exacerbée et d’un travail inlassable, où chaque reflet, chaque nuance de blanc d’un paysage enneigé ou chaque feuillage vibrant fait sens. François Lespinasse, fin connaisseur du travail de l’artiste, présente dans cet ouvrage des œuvres inédites qui invitent à redécouvrir les délicates peintures, mais aussi les puissants fusains d’Albert Lebourg. « Qui parle ici d’imitation ? Qui pourrait ici imiter ? Tout n’est qu’interprétation, que transposition, qu’équivalence et, néanmoins, il ne faut pas quitter la nature des yeux, il ne faut pas perdre de vue la vérité ». Léonce Bénédite, in Albert Lebourg, 1923, éditions Georges Petit
Par François Le Diascorn Prix : 35 euros Né en 1947, François Le Diascorn a découvert la photographie en 1971, au cours d’un voyage en Inde. Membre de l’agence Viva (1973-1980), puis de l’agence Rapho, il a parcouru de nombreux pays du monde pour la presse ou des commandes officielles, mais aussi pour des travaux personnels. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions et de deux ouvrages publiés chez Créaphis : Only in America (2010) et Only in Paris (2014). Cet album se veut une rétrospective d’un demi-siècle de carrière, après la donation de son œuvre, qu’il a faite à l’État en 2019. Les 144 clichés ici rassemblés et commentés par l’auteur nous amènent à découvrir ou redécouvrir une œuvre dans laquelle François Le Diascorn et son œil malicieux absorbent le monde pour en révéler la poésie, l’exotisme, l’inattendu, l’excentrique et l’incongru : un livre aussi passionnant à regarder qu’à lire. Born in 1947, François Le Diascorn discovered photography in 1971 during a trip to India. A member of the Viva agency (1973-1980) and then the Rapho agency, he has traveled to many countries around the world for the press or official commissions, but also for personal projects. His…
Sous la direction de David Cohen, Francine Saillant et Martine Lusardy Prix : 28 euros À l’occasion de l’exposition « Vulnérables », un atelier, tenu à la chapelle Saint-Louis puis à la Halle Saint Pierre, a réuni artistes, chercheurs et cliniciens autour d’un dialogue interdisciplinaire entre art, santé mentale et art brut, dans une perspective internationale. Dans un contexte marqué par les dynamiques d’inclusion et de désinstitutionnalisation, l’art s’affirme comme un espace d’expression, de reconnaissance et de transformation pour des personnes longtemps marginalisées. Des lieux comme la Halle Saint Pierre ou la collection de l’Art Brut de Lausanne illustrent ces pratiques en acte. Croisant les regards de professionnels du soin, des artistes, des institutions culturelles et du monde associatif, cet ouvrage prolonge les échanges de ces rencontres et propose une réflexion sensible et critique sur ces écosystèmes où l’art et le soin se rencontrent et se réinventent. Sous la direction de David Cohen est artiste plasticien, commissaire d’exposition et pédopsychiatre. Entre Paris et Pietrasanta, il développe une œuvre mêlant peinture, sculpture et performance. Professeur à Sorbonne Université, il dirige aussi le service de pédopsychiatrie de la Pitié-Salpêtrière. Francine Saillant est professeure émérite en anthropologie à l’Université Laval, autrice de nombreux…
sous la direction de Pierre Mœglin et Françoise Thibault Prix : 27 euros En 1963, Clark Kerr, président de l’université de Californie, lance un vibrant appel : « les universités doivent trouver les moyens de s’adapter à l’effort créateur ». Depuis, la référence à la créativité s’est imposée dans l’éducation, la finance et les affaires, l’espace public et jusque dans les relations internationales. Incitée à se montrer toujours plus flexible, réactive et adaptable, l’université est en outre vivement exhortée à stimuler la créativité des territoires, des entreprises et même celle des nations. Pourtant, cette créativité est écartelée entre idéal émancipateur et impératif technocratique. Issu d’un colloque au Centre culturel international de Cerisy en 2023, ce livre met en lumière une créativité contradictoirement célébrée et contestée. Dirigé par Pierre Mœglin et Françoise Thibault, il réunit l’ensemble complet et cohérent des contributions de trente-deux spécialistes. Ceux-ci nous livrent les acquis les plus récents de leurs disciplines, au croisement des arts, de l’économie, de l’éducation, des humanités numériques, de la géographie, de la gestion, de l’histoire, de l’information et de la communication, de l’informatique, de la philosophie, de la psychologie et des sciences politiques.
Sous la direction de Pierre Brunel, Jean-Marc Hovasse et Étienne Crosnier Prix : 32 euros Natif de Moulins dans l’Allier, Théodore de Banville (1823-1891) explore avec talent tous les genres littéraires : poésie, théâtre, critique, nouvelle, conte, essai, roman, lettres… Il publie en 1857 les fameuses Odes funambulesques puis, en 1871, son Petit Traité de poésie française consacré à la versification et aux poèmes à formes fixes. Sa poésie et son théâtre sont des petits chefs-d’œuvre de fantaisie et de dérision, avec un lyrisme inspiré à la fois de Pindare et Victor Hugo. Ses amis des salons et des journaux se nomment Baudelaire qui le qualifie de « parfait classique » dans L’Art romantique, Gautier, Mallarmé, Heredia, Leconte de Lisle, Verlaine… Il héberge même Rimbaud à son domicile, rue de Buci. Excès d’érudition, anachronisme délibéré, style trop précieux ? Après la Seconde Guerre mondiale, son œuvre est jetée aux oubliettes. Pourtant, eu égard à l’auteur exigeant et influent qu’il fut, ce volume collectif, regroupant les actes du colloque de novembre 2023, a l’ambition de redonner au « dernier des romantiques » la place qu’il mérite dans notre Panthéon littéraire, aux côtés de Victor Hugo et de Charles Baudelaire. Pierre Brunel est…
Sous la direction de Colette Camelin, Raphaël Larrère et Alain Romestaing Préface de Lucile Schmid Prix : 32 euros La séparation entre l’étude scientifique de la nature et la création littéraire structure la pensée depuis le XIXe siècle. Face à l’urgence actuelle, des spécialistes de la biodiversité et de littérature proposent des perspectives nouvelles, par-delà le dualisme entre « nature » et culture. Les premiers interrogent le « renouveau du sauvage » qui libère animaux et végétaux, devenus « féraux ». Comment trouver ce qui pourrait être une bonne distance entre eux et les humains ? Quels sont les pouvoirs spécifiques de l’écriture littéraire ? Constater l’étendue des désastres ? Éveiller la conscience de la vulnérabilité des vivants ? Affronter l’altérité d’un animal ou d’un arbre ? Émerveiller ? Réenchanter ? Déplacer les certitudes ? Déployer la complexité du réel ? Scientifiques et littéraires ont échangé leurs recherches en vue d’un humanisme responsable qui ouvre un avenir à la croissance des Terrestres – feuillus, truies, cerfs, flamants roses, crocodiles, souris et poètes… Colette Camelin, spécialiste de poésie du xxe siècle (Saint-John Perse, Segalen notamment), est professeure émérite de littérature à l’Université de Poitiers. Elle consacre actuellement ses recherches à l’écopoétique….
Prix : 20 euros Dans sa chanson, Docteur Renaud, Mister Renard, Renaud explore avec humour et autodérision ses deux facettes, l’une lumineuse, l’autre plus sombre, allant jusqu’à imaginer que : « C’est à cause du désespoir / Qui tombe à cinquante ans bientôt / Que le Renard, tôt ou tard / Prendra le dessus sur Renaud. » Comme le rappelle Christine Séchan-Marot, dite Cerise : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. » Une conviction que partagent Renaud et Ernest Pignon-Ernest, dont les parcours et les engagements nourrissent ce projet. Le Renard ne prendra définitivement pas le dessus et, aujourd’hui, Ren’Art vous invite à découvrir quarante artistes contemporains qui interprètent ses chansons à travers leurs crayons, leurs pinceaux et leurs bombes aérosol. La Maison Elsa Triolet-Aragon croise, le temps d’une exposition, les mots de Renaud et les images d’une génération d’artistes offrant leur regard sur les cinquante ans de carrière du chanteur. Ce projet collectif soutient l’association Togeth’Art, qui intervient pour préserver et encourager l’accès à l’art et ses bienfaits auprès des populations victimes de guerres et de catastrophes. LES ARTISTES : JEF AÉROSOL – AGATHON – JEAN-MICHEL ALBEROLA – NAJAH ALBUKAÏ – ALIONE – C215 – CAROLE B – MUSTAPHA…
Par Norbert Hillaire Prix : 28 euros Ces essais portent sur des œuvres, des enjeux, des artistes, des écrivains et des thèmes assez différents, relevant soit des anciennes techniques dans l’art (vitrail, peinture, ornement, estampe), soit des technologies digitales, mais ils racontent pourtant une seule et même histoire à travers les effets de résonance qui se trament entre eux : la relation problématique, conflictuelle, énigmatique, de l’art et de la technique – mais envisagée ici au miroir de la montée en puissance vertigineuse, exponentielle, illimitée des technologies digitales. Deux lignes de temps, incommensurables l’une à l’autre, se juxtaposent dans l’histoire de l’art de ces trente dernières années et dans l’espace de ce livre : l’une, linéaire, se développe selon la flèche du temps accéléré de l’innovation technologique permanente, dont certains artistes entendent suivre et épouser le cours. L’autre admet qu’il n’y a pas de progrès en art, s’il est vrai que la Modernité est cette forme singulière d’effraction du nouveau dans le mouvement de l’histoire que l’on rencontre dès l’origine des temps. Il s’agit ainsi d’ouvrir de nouveaux chemins dans l’histoire de l’art. Norbert Hillaire est essayiste, chercheur, artiste, et professeur émérite de l’université de Nice (Sciences de l’art et…
Édition établie, annotée et présentée par Bernard Fournier Prix : 28 euros Audiberti est né rue du Saint-Esprit à Antibes, lieu inspirant. Il monte à Paris et devient un des fidèles de La Nouvelle Revue française et des éditions Gallimard. Hélène Lavaÿsse, méridionale, journaliste, poète, romancière et dramaturge comme lui, est sa secrétaire, sa confidente, voire sa complice, rue du Dragon. Sous leurs plumes s’élaborent des projets, des réussites (Cœur à cuire, La Fourmi dans le corps) mais aussi des abandons de pièces de théâtre ou de romans. Il s’agit d’un véritable laboratoire littéraire. C’est aussi l’histoire d’une amitié, avec ses brouilles et ses réconciliations. C’est encore le dévoilement d’une femme, d’une écrivaine, victime de son temps, qui ne parvient pas à se faire publier. Audiberti, de son côté, ne cesse d’évoquer, d’invoquer l’esprit d’Antibes qui l’anime.