Afrikadaa n°14
Arts , Nouveautés / 29 novembre 2021

Prix : 30 euros  Devoir de souffler, nous ne serons pas une génération écrasée. Le quatorzième numéro de la revue d’art AFRIKADAA propose une réflexion sur les révoltes silencieuses dans les Antilles, la misère dans les pays français, et les relations entre art et militantisme. À quelles violences aveugles donnent-elles lieu ? Les militants, les artistes et les chercheurs nous apportent leurs réponses guerrières aussi diverses que les mêlées art-militants sont directes et complexes. Les militant.e.s antillo-guyanais.e.s sont-elles les nouveaux artistes du 24ème siècle? L’art prophétise les actions militantes, les militants « donne voix » aux artistes du futur, car nul n’est prophète en son présent. Présentation de la revue afrikadaa: Afrikadaa est une plate-forme, un laboratoire qui intègre la richesse d’une scène artistique émergente dont la production mérite visibilité et réflexion. La revue est un espace curatorial déterritorialisé où artistes et acteurs de la création contemporaine interrogent esthétique et éthique face aux enjeux majeurs de la mondialisation. Parce qu’il est temps de redéfinir les relations entre territoires, idées et mouvements artistiques, Afrikadaa est une revue qui apporte une autre perspective à la scène artistique contemporaine en racontant l’histoire et les trajectoires des communautés d’artistes au-delà des frontières du marché….

Errance – Carnets d’un photographe 2000-2020
Arts , Nouveautés / 25 novembre 2021

par Guillaume Lavit d’Hautefort Prix : 27 euros  En librairie mars 2022 [Bon de souscription disponible ici] Ce livre est un bilan de mon exploration de territoires en « crise » qui se déplie de la France au Soudan du Sud, du Liban à la Tunisie, en passant par les Balkans, Dubaï, l’Allemagne, le Tchad et la Libye, en parfaite indépendance et autonomie. Ils lient l’Histoire, le journalisme et le documentaire. Composé par confrontations et rapprochements, le propre du montage, ces carnets tentent d’exprimer l’inachevable photographique, fait de reprises, de rebours. Sans cesse devoir revenir sur les mêmes lieux parce que l’on n’a pas assez vu et que recommencer, tourner autour, aller voir derrière, permet d’aller à l’essentiel et montrer de nouvelles facettes et, peut-être d’annoncer un projet à venir car réussir n’a pas d’importance. Ce livre s’articule sur quatre chapitres fondateurs (Lueur, Repli, Combats, Traces) et quatre voix amies, éclatantes (Catherine Breillat, Nicolas Hénin, Alain Rey, David Teboul) décrivant ce parcours, entre recherche et désarroi, fait de hasards et de rencontres. Un témoignage qui se voudrait poétique, de l’entre-vu à l’entre-dit, singulier et brut, sur notre histoire contemporaine. Guillaume Lavit d’Hautefort, né en 1974, devient photographe après des études…

Claude Simon de l’Image à l’Écriture
Arts , Nouveautés / 23 mars 2021

par Mireille Calle-Gruber et Claire Muchir Prix : 19 euros Ce livre à l’iconographie abondante, accompagne l’exposition du Musée d’Art Moderne de Collioure et présente pour la première fois au public les assemblages de papiers découpés sur paravents ainsi que les collages qui furent exécutés dans les années cinquante par l’écrivain Claude Simon. La découverte est triple. Des éléments biographiques éclairent d’un jour nouveau l’époque (1932-1942) où Claude Simon, artiste-peintre installé à Collioure, connaît les vicissitudes de la guerre d’Espagne, de la seconde guerre mondiale et de la Résistance. Sa pratique spécifique de l’image, qu’elle soit photographie de graffitis et de bois flottés, ou qu’elle soit matière à découpes-montages de couleurs et de formes, fait apparaître les processus d’une poétique de la composition sérielle. Enfin, on assiste à la naissance d’un écrivain dont l’œuvre littéraire exceptionnelle, nourrie de l’ampleur du travail sur l’image et reconnue dès la publication de La Route des Flandres (1960), reçoit en 1985 la consécration du Prix Nobel de littérature. Mireille Calle-Gruber, écrivain, Professeur des Universités à La Sorbonne Nouvelle a publié une trentaine de livres dont la Biographie de Claude Simon Une vie à écrire (Seuil, 2011) et récemment Les comptes du temps – L’archive…

Amália forever – Un chant d’humanité
Arts / 23 mars 2021

par Jean-Jacques Lafaye Prix : 20 euros « Pour Jean-Jacques Lafaye qui garde vivant le souvenir de notre Amália. J’ai fini de le lire et ai trouvé la manière excellente. Je tenais à vous le faire savoir, et pour ceux qui aiment Amália très touchant. Avec amitié » Charles Aznavour. Le livre Amália forever recueille pour la première fois l’intégrale des écrits de Jean-Jacques Lafaye – auteur qui fut aussi son imprésario international – sur Amália Rodrigues la diva universelle du fado portugais (1920-1999), à l’occasion des commémorations du Siècle de sa naissance. « Un phénomène seulement comparable à Nijinsky » disait André Maurois en 1949, à ses débuts parisiens. Une admiration toujours d’actualité pour le génie de la plus grande chanteuse d’Europe et de Méditerranée. Jean-Jacques Lafaye est écrivain et essayiste. En librairie prochainement

Levalet
Arts / 8 décembre 2018

Par Bernard Vasseur Voici un artiste qui brûle les étapes de la renommée. Il s’appelle Levalet, il a tout juste trente ans, il a commencé son travail plastique il n’y a pas six ans et dispose déjà – quelques soixante-dix expositions plus tard – d’un rayonnement qui va crescendo et d’un public de fidèles qui dépasse les frontières de l’hexagone. Autant de signes qui ne trompent pas : voilà un vrai talent de dessinateur qui fait époque parce qu’il parle d’elle sans en être l’esclave, produit des images qui s’adressent à tous en secouant les certitudes de chacun, invente un art urbain qui squatte les rues pour souligner leur grand défaut d’urbanité. En bref, un singulier cocktail que ce livre présente avec ses photos somptueuses et une analyse qui s’emploie à démêler les fils constituants de son art. A la différence du street art, Levalet ne se sert pas de la rue comme d’une vitrine pour y déposer son œuvre, mais comme d’une matière première qu’il travaille pour en révéler avec une ironie tendre les curiosités, les ambiguïtés, le mal-de-vivre. Il privilégie ainsi souvent les quartiers oubliés ou reprisés comme de vieilles chaussettes, les lieux décriés et meurtris par le temps,…