Prix : 22 euros Dominicain engagé dans diverses luttes politiques et héritier, dans son identité, des diasporas africaines dans les Amériques et des cultures autochtones, José Castillo arrive en France en 1978. Depuis cet exil, il façonne une image de son pays natal dans toute sa complexité. L’exposition et son catalogue explorent l’élaboration de cet « archipel improbable », où se rencontrent beauté, violence, mémoire et résistance. À travers peintures, objets, photographies, gravures, assemblages, collages, vidéos, dessins, performances et, oui, pommes de terre, Castillo fait dialoguer figures populaires, mythes, histoire, spiritualités et paysages, sans jamais céder à une vision simplifiée ou exotique de la République dominicaine. S’appuyant sur des figures et des récits familiers de sa culture, il adopte une posture de chercheur et développe une pratique fondée sur la diversité des procédés et des matériaux. Cette pluralité des formes lui permet d’interroger la mémoire, l’identité, le territoire, les héritages de la colonisation et les formes de résilience sous des angles multiples. Son œuvre, qui échappe à toute lecture linéaire et se déploie en spirale, fait ainsi écho à des questions qui nourrissent encore les débats de l’art contemporain. ——————————————— Dominicano comprometido con diversas luchas políticas y heredero, en su…
Sous la direction de Danielle Chaperon, David Gullentops et Pierre-Marie Héron Prix : 32 euros « Si l’on découvre un jour ma grande spécialité, celle où j’étais seul au monde et incomparable, ce sera le déniaisement des genres », écrit Cocteau à la fin de sa vie (Poésie critique II, 1960). Déniaiser, pour lui, c’est redonner originalité, jeunesse à tout ce que l’habitude empêche de sentir dans sa fraîcheur de premier jet. C’est surprendre. C’est penser que « ce qui est grand ne peut avoir l’air grand, ce qui est neuf avoir l’air neuf, ce qui est naïf avoir l’air naïf ». C’est donc créer contre : contre ce qui tend à se figer en convention, en routine, en conformisme, en mode, y compris au sein des avant-gardes. Mais pas seulement. De cette logique de déniaisement se dégage en réalité un véritable programme esthétique, mis en oeuvre en pratiquant résolument les interférences entre les arts et l’intermédialité. Contributions Marie-Paule Berranger, Dominique Bert, Marion Brun, Danielle Chaperon, Gil Charbonnier, Claude Coste, Cyrielle Dodet, Sandrine Faraut Ruelle, Marika Genty, Mélissa Gignac, David Gullentops, Jacinthe Harbec, Pierre-Marie Héron, Stéphane Hirschi, Hiroyuki Kasai, David Martens, Christophe Meurée, Ivelise Perniola, Olivier Rauch, Émilien Sermier, Fanny…
par François Lespinasse Prix : 24 euros Albert Lebourg (1849-1928), peintre impressionniste quelque peu oublié de nos jours, est pourtant très présent sur les cimaises des musées et les murs des collectionneurs, qui reconnaissent son talent de paysagiste. En Normandie, en Algérie, en Auvergne ou en région parisienne, il fait preuve de sa maîtrise technique tout autant que de sa sensibilité exacerbée et d’un travail inlassable, où chaque reflet, chaque nuance de blanc d’un paysage enneigé ou chaque feuillage vibrant fait sens. François Lespinasse, fin connaisseur du travail de l’artiste, présente dans cet ouvrage des œuvres inédites qui invitent à redécouvrir les délicates peintures, mais aussi les puissants fusains d’Albert Lebourg. « Qui parle ici d’imitation ? Qui pourrait ici imiter ? Tout n’est qu’interprétation, que transposition, qu’équivalence et, néanmoins, il ne faut pas quitter la nature des yeux, il ne faut pas perdre de vue la vérité ». Léonce Bénédite, in Albert Lebourg, 1923, éditions Georges Petit
Par François Le Diascorn Prix : 35 euros Né en 1947, François Le Diascorn a découvert la photographie en 1971, au cours d’un voyage en Inde. Membre de l’agence Viva (1973-1980), puis de l’agence Rapho, il a parcouru de nombreux pays du monde pour la presse ou des commandes officielles, mais aussi pour des travaux personnels. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions et de deux ouvrages publiés chez Créaphis : Only in America (2010) et Only in Paris (2014). Cet album se veut une rétrospective d’un demi-siècle de carrière, après la donation de son œuvre, qu’il a faite à l’État en 2019. Les 144 clichés ici rassemblés et commentés par l’auteur nous amènent à découvrir ou redécouvrir une œuvre dans laquelle François Le Diascorn et son œil malicieux absorbent le monde pour en révéler la poésie, l’exotisme, l’inattendu, l’excentrique et l’incongru : un livre aussi passionnant à regarder qu’à lire. Born in 1947, François Le Diascorn discovered photography in 1971 during a trip to India. A member of the Viva agency (1973-1980) and then the Rapho agency, he has traveled to many countries around the world for the press or official commissions, but also for personal projects. His…
Sous la direction de David Cohen, Francine Saillant et Martine Lusardy Prix : 28 euros À l’occasion de l’exposition « Vulnérables », un atelier, tenu à la chapelle Saint-Louis puis à la Halle Saint Pierre, a réuni artistes, chercheurs et cliniciens autour d’un dialogue interdisciplinaire entre art, santé mentale et art brut, dans une perspective internationale. Dans un contexte marqué par les dynamiques d’inclusion et de désinstitutionnalisation, l’art s’affirme comme un espace d’expression, de reconnaissance et de transformation pour des personnes longtemps marginalisées. Des lieux comme la Halle Saint Pierre ou la collection de l’Art Brut de Lausanne illustrent ces pratiques en acte. Croisant les regards de professionnels du soin, des artistes, des institutions culturelles et du monde associatif, cet ouvrage prolonge les échanges de ces rencontres et propose une réflexion sensible et critique sur ces écosystèmes où l’art et le soin se rencontrent et se réinventent. Sous la direction de David Cohen est artiste plasticien, commissaire d’exposition et pédopsychiatre. Entre Paris et Pietrasanta, il développe une œuvre mêlant peinture, sculpture et performance. Professeur à Sorbonne Université, il dirige aussi le service de pédopsychiatrie de la Pitié-Salpêtrière. Francine Saillant est professeure émérite en anthropologie à l’Université Laval, autrice de nombreux…
Prix : 20 euros Dans sa chanson, Docteur Renaud, Mister Renard, Renaud explore avec humour et autodérision ses deux facettes, l’une lumineuse, l’autre plus sombre, allant jusqu’à imaginer que : « C’est à cause du désespoir / Qui tombe à cinquante ans bientôt / Que le Renard, tôt ou tard / Prendra le dessus sur Renaud. » Comme le rappelle Christine Séchan-Marot, dite Cerise : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. » Une conviction que partagent Renaud et Ernest Pignon-Ernest, dont les parcours et les engagements nourrissent ce projet. Le Renard ne prendra définitivement pas le dessus et, aujourd’hui, Ren’Art vous invite à découvrir quarante artistes contemporains qui interprètent ses chansons à travers leurs crayons, leurs pinceaux et leurs bombes aérosol. La Maison Elsa Triolet-Aragon croise, le temps d’une exposition, les mots de Renaud et les images d’une génération d’artistes offrant leur regard sur les cinquante ans de carrière du chanteur. Ce projet collectif soutient l’association Togeth’Art, qui intervient pour préserver et encourager l’accès à l’art et ses bienfaits auprès des populations victimes de guerres et de catastrophes. LES ARTISTES : JEF AÉROSOL – AGATHON – JEAN-MICHEL ALBEROLA – NAJAH ALBUKAÏ – ALIONE – C215 – CAROLE B – MUSTAPHA…
Prix : 24 euros Illustrateur-photographe reconnu pour son travail d’éditions d’ouvrages touristiques et artistiques, Jean Roubier (1896-1981) possède une autre facette moins commerciale, qui en fait un membre du courant des photographes humanistes, apparu en Île-de-France dans les années 1930. Entré en photographie en 1932, Jean Roubier fut lancé professionnellement par ses portraits de personnalités du monde culturel et artistique, qui se retrouvèrent dans la presse quotidienne. S’y ajoutèrent les représentations d’un mode de vie parisien et provincial sur le point de céder devant la modernité. Tout un monde surgit des clichés du photographe, nimbés d’humour ou de tendresse, qui fait au curieux d’aujourd’hui le clin d’oeil d’un hier où chacun jouait le rôle pour lequel il semblait être taillé. « Pendant longtemps, le travail photographique de Jean Roubier est resté dans l’ombre de celui de ses contemporains célèbres, comme Marcel Bovis, Robert Doisneau, René-Jacques ou Willy Ronis. Reconnu comme photographe-illustrateur dans les années 1930 et 1950, Roubier expose quelques-uns de ses tirages après-guerre, dans les salons nationaux de la photographie à la Bibliothèque nationale. Ses succès dans l’édition et son implication dans les organisations professionnelles naissantes lui assurent la reconnaissance de ses pairs. » Mathieu Rivallin, responsable du département…
par Mathias Bloch, Héloïse Conésa, Jean-Marc Laforêt, Alejandro León Cannock, Marisa Sanabria Sequeiros Prix : 20 euros Javier Silva Meinel est l’un des photographes péruviens les plus importants de sa génération, voire, de l’histoire de la photographie latino-américaine. Avec un univers merveilleux, cocasse et étrange, les visions du photographe prennent source au Pérou et s’offrent au regardeur. Comme un voyage du jour vers la nuit, à la fois physique et spirituel, à travers l’ensemble du territoire péruvien, Silva Meinel, à la manière d’un Irving Penn ou d’un Martín Chambi, recrée le studio sur le chemin ; et passe du temps avec ses sujets, développant avec eux une certaine complicité. Abordant ses thématiques de prédilection (masques, passages, artificios, animaux, étrangetés, encantados), l’artiste ne cesse de rechercher des épiphanies, qui nous invitent à dépasser le visible pour ouvrir un seuil vers l’invisible. Comme un voyage du jour vers la nuit, à la fois physique et spirituel, à travers l’ensemble du territoire péruvien, Silva Meinel à la manière d’un Irving Penn ou d’un Martín Chambi, recrée le studio sur le chemin; et passe du temps avec ses sujets, développant avec eux une certaine complicité. Abordant ses thématiques de prédilection (masques, passages, artificios, animaux,…
Textes de Monika Kupfer et Nadeije Laneyrie-Dagen catalogue de l’exposition du 26 novembre 2025 au 26 février 2026 Prix : 17 euros Sculpteure et peintre franco-panaméenne, formée aux États-Unis et en France, Isabel De Obaldia est invitée à partir de fin novembre par la Maison de l’Amérique latine à Paris pour rendre compte au travers de ses grands dessins et corps de verre colorés, et en intégrant son et vidéo, de la catastrophe humaine et écologique de la région du Darién, qui sépare le Panama de la Colombie. En observatrice attentive des violences propres à notre temps, la plasticienne témoignera ici du désastre d’un transit du désespoir conjugué à un assèchement brutal et récent de la migration. « De ce côté de l’Atlantique, le Darién est une région mal connue. L’Europe a sa Méditerranée, traversée par des migrants qui risquent leur vie à tenter de la franchir ; l’Amérique a cette mer végétale, un « bouchon » qui sépare l’isthme de Panama de la Colombie, et plus généralement de l’Amérique du Sud. Dans cette région humide et montagneuse où le risque d’être détroussé s’ajoute à ceux de la nature, entre 2021 et 2023, un demi-million de migrants ont souffert et…
Prix : 32 euros L’association LE MUR est une initiative française créée en 2003, qui vise à promouvoir l’art urbain en permettant à des artistes de street art d’exposer leurs oeuvres sur des murs dédiés. Au cœur d’un quartier populaire et cosmopolite du 11ème arrondissement de Paris, à l’angle des rues St Maur et Oberkampf, l’Association LE M.U.R. propose depuis 2007 à des artistes urbains, d’investir, d’une création originale de leur choix, un ancien panneau publicitaire de trois mètres sur huit. Cette surface d’exposition permanente accueille cycliquement, une fois par mois, des oeuvres éphémères recouvertes par la suivante, aussi uniques que diverses, réalisées sous les yeux des passants, selon un rituel immuable. En partie subventionné par la ville de Paris et soutenu par de nombreux bienfaiteurs, le MUR Oberkampf rémunère les artistes pour leur performance. Depuis sa création, l’association le M.U.R a présenté les oeuvres de plus de 390 artistes urbains français, européens et internationaux. https://www.lemur.fr/ L’association LE MUR vise à promouvoir l’art urbain en permettant à des artistes de street art d’exposer leurs oeuvres sur des murs dédiés dans des espaces publics. LE MUR (qui signifie «le mur» en français) offre une plateforme pour les artistes, leur permettant de…