Théodore de Banville – Le dernier des romantiques – Un poète « lumineux » entre Hugo et Rimbaud
Catalogue , Humanités , Nouveautés / 11 mai 2026

Sous la direction de Pierre Brunel, Jean-Marc Hovasse et Étienne Crosnier Prix : 32 euros Natif de Moulins dans l’Allier, Théodore de Banville (1823-1891) explore avec talent tous les genres littéraires : poésie, théâtre, critique, nouvelle, conte, essai, roman, lettres… Il publie en 1857 les fameuses Odes funambulesques puis, en 1871, son Petit Traité de poésie française consacré à la versification et aux poèmes à formes fixes. Sa poésie et son théâtre sont des petits chefs-d’oeuvre de fantaisie et de dérision, avec un lyrisme inspiré à la fois de Pindare et Victor Hugo. Ses amis des salons et des journaux se nomment Baudelaire qui le qualifie de « parfait classique » dans L’Art romantique, Gautier, Mallarmé, Heredia, Leconte de Lisle, Verlaine… Il héberge même Rimbaud à son domicile, rue de Buci. Excès d’érudition, anachronisme délibéré, style trop précieux ? Après la Seconde Guerre mondiale, son œuvre est jetée aux oubliettes. Pourtant, eu égard à l’auteur exigeant et influent qu’il fut, ce volume collectif, regroupant les actes du colloque de novembre 2023, a l’ambition de redonner au « dernier des romantiques » la place qu’il mérite dans notre Panthéon littéraire, aux côtés de Victor Hugo et de Charles Baudelaire. Pierre Brunel…

Les colloques de Cerisy – Faire avec le sauvage renouer avec les vivants – Entre sciences et littérature
Catalogue , Humanités , Nouveautés / 29 avril 2026

Sous la direction de Colette Camelin, Raphaël Larrère et Alain Romestaing Préface de Lucile Schmid Prix : 32 euros La séparation entre l’étude scientifique de la nature et la création littéraire structure la pensée depuis le XIXe siècle. Face à l’urgence actuelle, des spécialistes de la biodiversité et de littérature proposent des perspectives nouvelles, par-delà le dualisme entre « nature » et culture. Les premiers interrogent le « renouveau du sauvage » qui libère animaux et végétaux, devenus « féraux ». Comment trouver ce qui pourrait être une bonne distance entre eux et les humains ? Quels sont les pouvoirs spécifiques de l’écriture littéraire ? Constater l’étendue des désastres ? Éveiller la conscience de la vulnérabilité des vivants ? Affronter l’altérité d’un animal ou d’un arbre ? Émerveiller ? Réenchanter ? Déplacer les certitudes ? Déployer la complexité du réel ? Scientifiques et littéraires ont échangé leurs recherches en vue d’un humanisme responsable qui ouvre un avenir à la croissance des Terrestres – feuillus, truies, cerfs, flamants roses, crocodiles, souris et poètes… Colette Camelin, spécialiste de poésie du xxe siècle (Saint-John Perse, Segalen notamment), est professeure émérite de littérature à l’Université de Poitiers. Elle consacre actuellement ses recherches à l’écopoétique….

Audiberti – Correspondance avec Hélène Lavaÿsse 1938-1965 – De la rue du Saint-Esprit à la rue de Dragon
Catalogue , Humanités , Nouveautés / 16 avril 2026

Édition établie, annotée et présentée par Bernard Fournier Prix : 28 euros Audiberti est né rue du Saint-Esprit à Antibes, lieu inspirant. Il monte à Paris et devient un des fidèles de La Nouvelle Revue française et des éditions Gallimard. Hélène Lavaÿsse, méridionale, journaliste, poète, romancière et dramaturge comme lui, est sa secrétaire, sa confidente, voire sa complice, rue du Dragon. Sous leurs plumes s’élaborent des projets, des réussites (Cœur à cuire, La Fourmi dans le corps) mais aussi des abandons de pièces de théâtre ou de romans. Il s’agit d’un véritable laboratoire littéraire. C’est aussi l’histoire d’une amitié, avec ses brouilles et ses réconciliations. C’est encore le dévoilement d’une femme, d’une écrivaine, victime de son temps, qui ne parvient pas à se faire publier. Audiberti, de son côté, ne cesse d’évoquer, d’invoquer l’esprit d’Antibes qui l’anime.