Les colloques de Cerisy – Faire avec le sauvage renouer avec les vivants – Entre sciences et littérature

29 avril 2026

Sous la direction de Colette Camelin, Raphaël Larrère et Alain Romestaing
Préface de Lucile Schmid

Prix : 32 euros

La séparation entre l’étude scientifique de la nature et la création littéraire structure la pensée depuis le XIXe siècle. Face à l’urgence actuelle, des spécialistes de la biodiversité et de littérature proposent des perspectives nouvelles, par-delà le dualisme entre « nature » et culture.

Les premiers interrogent le « renouveau du sauvage » qui libère animaux et végétaux, devenus « féraux ». Comment trouver ce qui pourrait être une bonne distance entre eux et les humains ?
Quels sont les pouvoirs spécifiques de l’écriture littéraire ? Constater l’étendue des désastres ? Éveiller la conscience de la vulnérabilité des vivants ? Affronter l’altérité d’un animal ou d’un arbre ? Émerveiller ? Réenchanter ? Déplacer les certitudes ? Déployer la complexité du réel ?

Scientifiques et littéraires ont échangé leurs recherches en vue d’un humanisme responsable qui ouvre un avenir à la croissance des Terrestres – feuillus, truies, cerfs, flamants roses, crocodiles, souris et poètes…

Colette Camelin, spécialiste de poésie du xxe siècle (Saint-John Perse, Segalen notamment), est professeure émérite de littérature à l’Université de Poitiers. Elle consacre actuellement ses recherches à l’écopoétique.

Raphaël Larrère (†), directeur de recherche à L’INRA à la retraite. Après s’être consacré à l’analyse des usages et des représentations de la nature, et donc des conflits d’usage et d’images, il s’est spécialisé en éthique environnementale (respect du vivant et responsabilité
de l’action technique).

Alain Romestaing est professeur de littérature française à l’Université Clermont-Auvergne (CELIS). Il travaille sur la question animale dans la littérature des xxe et xxie siècles et plus largement sur les représentations du vivant dans une perspective écopoétique.